Une technologie maîtrisée

L’hydrogène est massivement utilisé depuis des dizaines d’années dans l’industrie et son emploi est très bien maîtrisé par la connaissance approfondie de ses propriétés et de ses risques. Les perspectives d’application dans le domaine des transports profitent aujourd’hui de ce long retour d’expérience. Tous les principes de précaution sont mis en œuvre et encadrés par une stricte réglementation, via notamment le guide de recommandations émis en 2015 par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

Élément clef de la sécurité, les réservoirs à hydrogène sont soumis à des contraintes d’homologation plus poussées que n’importe quel autre réservoir de stockage d’énergie : ils subissent des tests au feu, des tirs à balles réelles, des milliers de cycles de remplissage, des crash tests, et doivent résister à trois fois la pression de service. Comme disent les pompiers de l’Ecole Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompiers, « toute énergie porte sa part de danger, la question est de savoir comment la maîtriser, et l’hydrogène n’est ainsi ni plus ni moins dangereux que l’essence ou le gaz naturel ». Une connaissance qui a ainsi amené les pompiers de La Manche à s’équiper de véhicules d’intervention électriques à hydrogène plutôt qu’à batteries !

 

 

Autre exemple de transport en commun fonctionnant grâce à l’hydrogène : les bus de mer Yellow H2, lancés en octobre 2017 par la communauté d’agglomération de La Rochelle.